rencontre avec T
Vendredi j'ai revu T. Un fétichiste qui m'avait proposé au départ, un massage et une pédicure. La proposition était tentante, je l'avais rencontré un jour dans le métro. Le rdv ayant été pris le jour même, il s'était préparé rapidement et avait enfilé un jogging. J'avoue que cette tenue m'avait laissé une mauvaise impression, heureusement que le discours était correct, genre "petit gars sympa, envie de soumission". Notre contact gardé via mail, lui a permis de me revoir, il m'y avait notamment livré sa soumission. De plus, je rêvais d'un massage des pieds!
Je le revois donc dans le métro, car je voulais voir sa tenue avant, lui ayant signalé mon opinion face au jogging, s'il en avait remis un, nous ne serions pas allés plus loin. Heureusement, cette fois il est classe, c'est bien mieux.
Nous parlons ; enfin, il parle. En fait il cherche à combler le silence que je souhaite instaurer. J'ai beau être bavarde, quand je vois un soumis, j'aime garder un moment où je l'observe, juste en silence. Mais lui, il reprenait sans cesse pour placer quelques mots, il me faisait l'impression d'un insecte qui revient se poser toutes les 30 sec sur votre main. Autant je peux apprécier un soumis bavard ayant un discours construit et suivi, autant là, il disait quelques mots, se taisait, recommençait, se taisait, et ainsi de suite. A tel point qu'à un moment je lui ai dit "stop jusqu'à la prochaine station". Il a obéit, ouf. Une fois chez moi je lui ai expliqué l'ordre donné, mon ressenti par rapport à ça.
Au niveau du discours, il a un grand défaut... J'aime les soumis qui parlent facilement dans le métro ; en faisant attention aux termes qu'on emploie, ou en baissant le son par moment, il n'y a aucun souci à parler bdsm en lieu public, mais lui, avait tendance à dire "domina" très fort et à parler comme en terrain initié.
Cela est quelque peu gênant mais pas bien grave.
Son problème réside dans le fait qu'il me dit des choses comme "je suis à vous" "il est normal pour un soumis d'attendre sa domina" "vous disposez de moi comme vous voulez", ces stéréotypes du milieu, qu'il dit sans vraiment les penser, ou du moins sans les vivre avec les tripes.
Il me connaît à peine, il m'a juste rencontrée une fois 15 minutes, et me revoit, et déjà je suis censée disposer de lui comme je l'entends? déjà il me considère comme "sa domina" ?! Le dit-il parce qu'il pense que c'est ce que je veux entendre? Non, je ne pense même pas, en fait (et je lui ai expliqué tout cela en vrai, une fois chez moi), il le dit pour s'exciter. Il fait partie des soumis qui fantasment longtemps, ont des rêves plein la tête (ce qui est bien normal vous me direz...) et qui veulent calquer leurs rêves sur la réalité. Mais dans ce cas rien n'est vraiment vécu, les émotions du moment ne sont pas là, ils ne vivent que celles de leurs fantasmes, de leur imagination, c'est comme faire de l'autobondage en présence d'une domina qui ne fait que regarder.
Une fois chez moi, après que j'ai récupéré mon petit, je lui ai permi de me déchausser, après l'avoir fait s'agenouiller. Je n'ai pas repris la position à ce moment là, et de toute façon il a vite changé de position, n'étant pas à l'aise. Là je lui ai signalé "qu'un soumis qui ne sait pas rester à genoux, ça craint" _ plus tard je lui montrerai quelle est la position que j'exige pour mes soumis, il la prendra, mais aura mal très vite. Je l'ai laissé s'asseoir à sa convenance et il a commencé le massage. C'était pas trop mal, en fait surtout sur la fin, suite à mes indications, mais le problème est qu'il a tendance à masser comme à être soumis, c'est-a-dire pas dans le réel. Disons que j'avais l'impression d'être massée par un ensemble de "bouquins sur le massage".
Les bons masseurs sont dans le moment, dans leur ressenti propre déjà, mais aussi _ et ça paraît normal _ dans le ressenti de la personne massée. Un bon masseur des pieds doit faire se réveiller tout le pied, en douceur, avec fermeté, et agir en fonction des réactions provoquées aussi. Mais lui il était plutôt dans un truc comme "chapitre I masser le pied au milieu/ chapitre II appuyer fortement". Toutefois, je dois lui reconnaître que suite à mes indications, il essayait de s'améliorer.
L'heure d'aller chercher mon aîné approchant, j'ai voulu lui faire un petit plaisir avant de le faire partir, et suis allée enfiler ce que j'appelle "mes bottes à fétichistes" (cuir noir, talons hauts, lacées sur le devant). Cela a fait son effet, j'ai vu qu'il a beaucoup aimé mes bottes...Je lui ai permis de les retirer.
Nous nous reverrons sans doute, mais je le reverrai en tant que fétichiste, comme il disait dans sa 1ère proposition "pour massages et pédicure", je ne souhaite pas en faire mon soumis.
rencontre avec B
Tout à l'heure je vais recontrer B. Je lui donne donc le lieu de rvd, l'heure et lui indique que je le souhaite en pantalon noir et chemise blanche. Le gars me répond en me demandant s'il doit mettre de dessous féminins!
Pourquoi donc les "soumis", qui en général le sont afin de laisser les rênes à quelqu'un d'autre, ne sont-ils pas capables d'obéir simplement à ce qu'on leur dit???
Je suis en général assez claire dans mes consignes pour que celles-ci puissent être respectées à la lettre. Si je ne précise pas une chose, c'est qu'elle n'a pas d'importance pour moi.
Bon, disons que même si ça commence mal, il faudra juste qu'il apprenne à être rigoureux....
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Rencontre faite, le gars présente bien. Il parle facilement dans le métro, ce que j'apprécie.
En revanche il a tendance à "parler avec les mains" et à me toucher dans ses mouvements sans s'en apercevoir. C'est une des choses qu'il me faudra lui apprendre : garder toujours une distance entre lui et moi. Je dois être la seule à être à l'origine d'un contact.
La posture aussi est à corriger, tout le comportement du corps doit être affermi, avec plus de respect et de droiture. Mais nous verrons cela.
Il a posé des questions pertinentes, a commencé par se présenter et a cherché à me connaître, à savoir un peu ma façon de fonctionner.
J'ai donc répondu à ses questions directement, avec sincérité. La rencontre réelle sert à nous connaître, le soumis a parfaitement le droit de m'interroger.
La marche aussi sera à enseigner _ il a tendance à être trop loin derrière moi, mais je pense qu'il a la capacité d'apprendre vite, nous verrons.
Je suis "sortie de cette rencontre" pas emballée, mais curieuse, avec un "pouqruoi pas" en tête.
J'ai eu son compte-rendu qui est correct, il décrit comment il m'a perçue et comment son avis a évolué au fur et à mesure de nos bavardages. Intéressant.
Je le reverrai donc.
je suis là
Un petit mot pour vous rassurer, je n'ai pas disparu. J'ai juste été assez malade et suis restée loin d'un ordi. La santé va mieux et le moral est bon. J'ai diverses candidatures à trier, quelques rencontres de prévues....
Vous serez bien entendu informés des différentes rencontres.
ça va mieux
Tout d'abord merci aux auteurs des commentaires de l'article précédent pour leur soutien. Ca fait plaisir.
Ensuite, remise du choc, je vais mieux. Finalement c'est comme sortir d'un rêve merveilleux dans lequel je serai bien restée....
Et puis, comme je vous l'ai dit, d'un certain côté je m'en doutais. Et bien oui, franchement, avoir trouvé un soumis novice donc sans mauvaises habitudes, sans une liste d'attentes, totalement disponible de corps et d'esprit, et en plus beau. Non ça ne pouvait pas durer, c'était trop beau.
Je n'en veux aucunement à paladin. Il a été honnête avec moi.
En fait, aujourd'hui je suis triste pour lui, triste de ne pas avoir su l'aider suffisamment à s'assumer, enfin, à concilier cette dualité qui existe entre sa vie de tous les jours et les moments passés avec moi.
Je pense qu'il assumait parfaitement son rôle, car il était naturel dans son comportement, c'était aussi une chose que j'appréciais chez lui. Mais il me le dis lui-même, les moments passés avec moi lui semblaient faire partie d'un autre monde, comme n'étant pas réels.
Je souhaite donc à paladin de trouver une harmonie entre sa vie et ses fantasmes.
De mon côté, ne vous réjouissez pas trop vite, la place n'est pas libre actuellement. Elle est toujours plus ou moins occupée par le fantôme de paladin. Il va me falloir quelques jours, quelques semaines pour le faire disparaître et pouvoir à nouveau rencontrer quelqu'un sans risquer de lui reprocher "de ne pas être aussi bien que l'autre".
Autrement le "moment paladin" a été une bonne chose, il m'a permis d'évoluer dans ma conception de la domination, je ne pensais pas pouvoir désirer un soumis ainsi. Ne vous emballez pas, je ne vais pas pour autant désirer tout le monde, paladin avait clairement un truc, au-delà des critères "brun-blond-taille-poid", il dégageait quelque chose qui m'attirait clairement et me calmait. De plus, il était fort agréable qu'il soit aussi disponible. Je pouvais le déshabiller, le caresser, il se laissait faire sans anticiper mes mouvements. Je pouvais stopper au moment que je voulais.
Je l'ai déjà dit, j'ai tendance à donner bien plus à quelqu'un qui ne réclame pas.
Aussi, il a ouvert la porte aux petits jeunes. Paladin a 21 ans. Je ne vais donc plus sytématiquement chercher un soumis de la trentaine ;-)
Ce fut donc une étape intéressante qui me laissera de bons souvenirs même si elle fut courte...
la poisse
Quand paladin a annulé nos entrevues et que j'ai compris que je ne le reverrai pas pendant un moment, je me suis dit "pourvu qu'il ne se mette pas à réfléchir" c'est pas bon un soumis qui réfléchit trop.
Quand j'ai écris mon article sur les punitions reportées sur mon blog, je me suis dit, "paladin sera-t-il capable de me revoir sachant ce qui l'attend?" _ étant donné qu'il est lecteur de ce blog _ et j'ai choisi de lui faire confiance. Notre relation était bien lancée, j'avais confiance en lui.
Et là, il vient de m'apprendre par mail qu'il ne souhaite pas poursuivre. Rire, moi qui voulais des mails j'en ai eu un.
Comment va Dune aoprès ça? mal, très mal.
Ce n'est pas le premier soumis qui arrête, quelque soit la raison. Mais pour les autres j'avais juste une déception, là....disons que vous jouez au loto à chaque tirage depouis des années, vos numéros sortent enfin, et le vent fait envoler le ticket gagnant dans un caniveau ou un feu quelconque....
Je suis anéantie.
J'avais un feeling extraordinaire avec paladin, auquel je ne m'attendais même pas.
Je me disais parfois que c'était trop beau, que ça allait me revenir en pleine figure, mais je suis ainsi, j'ai envie de croire, sans quoi, à quoi bon continuer?
Je voyais aussi que son côté novice était un certain inconvénient, il ne pouvait voir mes "particularités" et m'apprécier à ma juste valeur.
Il arrête car il se sent mal avec sa soumission, en gros mal avec lui-même, et le fantasme lui semble plus rassurant que le réel finalement.
S'il n'avait pas été malade et que je l'avais puni, cela aurait-il changé les choses? je ne pense pas, mais je ne sais pas.
Qu'ai-je envie de faire? de me jeter sur un autre soumis, non, mauvaise décision. Arrêter? je ne sais plus.
Je sais qui je suis, je suis domina, mais je ne le suis pas toujours non plus dans tous les aspects de ma vie, parfois je suis au travail, je suis une maman, je suis une amie...
Et là, même si je suis domina, je peux vous le dire : une domina peut pleurer.
paladin...punition reportée
Ayant vu paladin mercredi dernier, jeudi matin je lis son compte-rendu.
En revanche, vendredi, samedi, dimanche, aucun mail, aucune nouvelle de sa part. Hors je lui avais précisé que je souhaitais un contact régulier, quotidien. Mon aggacement monte à chaque jour sans mail, et je sais que pour le remettre dans le droit chemin une punition s'impose. Nous devons nous voir mardi, ça tombe bien...
Lundi je reçois un mail où il s'excuse de son silence. Déjà une bonne chose, il a au moins conscience de son erreur. Dans mon esprit la punition est maintenue.
En général, je pointe les erreurs du soumis et laisse un temps au soumis pour s'améliorer avant de le punir vraiment. Cela évite les "erreurs volontaires" de ceux qui pourraient penser que punition = plaisir sm (erreur qu'ils ne commettent qu'une fois!).
Cette relation ayant très bien commencé et vu que c'est la première erreur de paladin, je souhaite le punir directement afin d'avancer. D'autant qu'il est prévu que je le vois aussi le mercredi, ce qui permettra de repartir vite sur de bonnes bases.
Mardi, paladin annule via mail, il s'excuse, mais avait oublié qu'il avait un autre projet!
Quand je réclame au soumis de me garder une journée, il se doit de vérifier son planning avant de me le confirmer et s'il oublie, à lui de décommander son autre projet afin d'honorer notre RDV!
Pour cela il est clair qu'il mérite punition, mais je prévois celle-ci pour plus tard afin de bien lui faire sentir mon mécontentement.
De plus je n'aime pas mélanger les choses. Sauf pour petites erreurs, légères, où je peux faire un groupement niveau punitions, en règle générale, à chaque erreur sa punition.
Je suis déçue, mais je décide de reporter la punition au lendemain, d'autant que je peux le voir aussi le vendredi. Je ne souhaite pas finir cette semaine sur une journée punition....
Mercredi, par texto (qu'il aurait du doubler d'un mail!), il m'informe qu'il est malade et donc pas en état de me rejoindre.
D'un certain côté une gastro est une punition en soi, non? D'un autre cela reporte donc mes projets.
Je ne le verrai donc pas vendredi. Je ne souhaite ni le voir pour le punir, ni le voir sans punition.
Ayant une visite familiale la semaine prochaine, nous ne pourrons nous voir.
Lors de notre prochaine entrevue je ne le punirai pas. Après ces déceptions _ même s'il n'y est pour rien d'avoir été malade _ paladin devra s'améliorer pour mériter d'être puni. Attention, je ne dis pas que la punition soit un plaisir, loin de là, mais elle est le chemin vers le pardon. De plus, le moment de la punition n'est pas un moment de plaisir pour moi, je suis dans un contexte de colère qui me demande un certain effort. Effort que je ne souhaite pas fournir pour un soumis qui ne se sera pas préalablement amélioré.
Paladin risque donc de connaître une période de gel. Il a connu Dune sympathique, câline, agréable ; il va connaître Dune déçue, exigeante, froide.
A lui de s'améliorer au plus vite afin que le Printemps revienne...
paladin 5
L'araignée dans sa toile a repéré l'insecte. Ce dernier s'est pris dedans et reste calme. L'araignée salive, enfin un insecte prêt à se faire bouffer! Cela fait des années qu'elle n'en a pas vu des comme ça, celui-ci est un beau spécimen. Elle ne doit donc pas s'appocher trop vite, ne doit pas l'effrayer sans quoi il pourrait prendre son envol et partir. Elle tente de rester sagement dans le coin de sa toile et l'observe se prendre les pattes dans les fils gluants qui permettront qu'il devienne sa chose, son prochain repas....
Paladin me plaît, vraiment beaucoup! Je pense beaucoup à lui et en sa présence j'ai envie de coller mon corps contre le sien.
Une des choses qu'il m'a dite à notre première rencontre quand je lui ai demandé ce qui lui avait plu dans mon blog, c'est que, entre autre, je ne domine pas sexuellement. Alors que je suis irrésistiblement attirée par son corps, par son être, cette phrase raisonne dans ma tête.
Le physique n'est bien sur que secondaire, il me plaît avant tout comme soumis et je veux le garder comme tel, je ne dois pas l'effrayer. Effrayer un soumis par un côté vamp ça serait quand même dommage, non?
Pourtant quand je le vois, quand je suis en sa présence aujourd'hui, dans le métro, mon corps s'emballe. Je contrôle, je me contrôle, nous discutons. A la correspondance, je prends sa main, j'aime décidément son contact. Dans le train, je résiste à l'envie de le prendre par la taille pour le caler contre moi.
Ca ne va pas être possible de continuer comme ça, il faut que je lui dise.
En tête à tête, à la maison, je lui dis d'enlever sa veste et le serre contre moi. Je respire mieux, ma pression se relâche.
Je l'éloigne un peu, le regarde dans les yeux et lui dis qu'il me plaît beaucoup, il sourit, n'y voit aucun inconvénient. Je déboutonne alors sa chemise pour caresser son torse que j'aime tant. Je lui explique que je ne veux pas l'effrayer, que je ne souhaite pas pour autant changer ma domination et la rendre sexuelle, mais que je peux bien profiter de ce que j'ai devant moi, de ce qui m'appartient. Il ne prend pas ses jambes à son cou, il reste et se laisse faire, disponible, me voilà rassurée. Je vire carrément sa chemise et caresse son corps. Je l'observe, son regard est baissé, parfois il relève juste un peu les yeux pour me regarder et les baisse aussitôt. Je jauge ses réactions.
Je lui dis de se tourner et, derrière lui, je défais son pantalon. Je baisse alors son boxer et lui dis de s'appuyer à la table et de se cambrer.
Ma peur était que ses fesses ne me plaisent pas, après tout, il ne pouvait être si parfait. Bonne nouvelle, elles me conviennent bien (pas parfaites, mais bien). Je caresse, puis applique une première tape. Le but est juste de faire claquer, pas de faire mal. Il est important que le soumis sache que je peux être douce de mes mains, qu'une fessée ne fait mal que si la domina le décide _ sans quoi, le jour où ça fait mal, ça ne signifie rien. Là je veux lui montrer que quelques tapes ne sont pas sytématiquement désagréables. Je le redresse et lui dis de remettre son pantalon. Je garde encore un peu le torse pour moi, je le pince légèrement, le griffe, je fais passer mes mains sur sa peau. Je lui dis que je peux profiter de son corps, il me répond "je suis à vous Maitresse", c'est si bon que je le fais répéter. Quelle merveilleuse musique pour mes oreilles.
Puis je lui dis de se rhabiller et quitte l'appartement pour récupérer mon fils. Paladin m'ouvrira la porte dès que j'arrive.
Je m'occupe de mon fiston, puis le pose et dis à paladin de s'agenouiller, il me demandera à nouveau s'il peut préalablement retirer ses chaussures, j'autorise. A ma demande il me déchausse et je pose mes pieds sur ses cuisses. J'aime le ressentir ainsi sous mes pieds. Je rectifie sa position, lui dis de se tenir droit, je sais que cela fait davantage souffrir, mais c'est la position que je veux. Sous mes pieds, je sens ses jambes trembler légèrement , je sais qu'il commence à avoir assez mal, j'attends un peu puis l'autorise à s'asseoir. Je descends alors sur le sol et m'appuie contre lui. "Je te préviens, tu risques de me trouver pot de colle" , "il n'y a aucun souci pour moi" répond-il. Oups, malheureux, que n'as-tu dit là? attention, il n'est pas nécessaire de me le dire deux fois ;-).
Il faut bien avouer que la présence, le corps de paladin me font beaucoup de bien, je me sens calme, entière à ses côtés. Je recherche constamment le contact physique avec lui.
En règle générale, je suis une domina plutôt affectueuse, voir câline quand je m'attache à la personne, mais "l'effet paladin" est bien au-delà. Son surnom lui va donc très bien.
Nous nous levons, nous lançons à la recherche d'une paire de ballerines perdue, je me prépare et nous sortons. Je souhaite me servir de paladin comme chauffeur. Je veux pouvoir tester sa conduite.
Je lui indique de m'ouvrir la porte afin de lui inculquer de bonnes habitudes.
Après mes quelques courses pour lesquelles il m'accompagne, nous finirons en discussions légères en attendant son bus. Certains sujets frôlant le bdsm nous avons alors un regard complice.
Paladin est là pour me servir, et _ pour reprendre le thème anita blake _ je compte bien aussi me servir de lui, telle une vampire avec sa pomme de sang...
"le voyage de Plume".... ou histoire d'un nom...
Il y a peu, pour nommer P sur ce blog, j'avais pensé à Plume, oui Plume, comme le titre du livre "le voyage de Plume" ; Plume, comme le petit ourson, pas comme une plume...
Je trouvais que ce surnom dégageait une grande douceur, un peu comme P.
Mais quelque chose me gênait, sans doute le côté féminin du mot...
Donc j'avais trouvé un surnom mais n'étais pas totalement convaincue, jusqu'au jour où un de mes correspondant virtuel, lecteur de ce blog, me demande si je ne vais pas lui trouver un surnom de genre "pim pam". Là, allez savoir pourquoi, j'ai visualisé en fait "Pan pan", le lapin dans Bambi.
Et, magie de mon cerveau, pan pan, + bambi, a fait apparaître Le surnom : Paladin
Le paladin est un chevalier, hors cette image nous est chère : le service à la dame, le dévouement, le genou en terre, un profond respect....tout cela correspond pleinement à ce que nous recherchons dans une relation BDSM, paladin et moi.
De plus, il est dit que certains paladins ont don de pouvoir de guérison. sans aller jusque là, il faut reconnaître que paladin a une présence qui me calme, qui me fait du bien.
Dorénavant, Mon soumis, dénommé P jusqu'à présent , s'appellera paladin.
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Revu P :-) Via mail, je lui avais dit qu'à notre prochaine rencontre il pourrait m'appeler Maitresse. Ce qu'il a donc fait et j'aime le naturel avec lequel il le dit, et cela me paraît tout aussi naturel à moi de l'entendre.
Je l'ai aperçu tout de suite au métro, en tenue, il me rejoint directement, se place comme il doit. Il m'indique sa fatigue car il s' est couché tard, enfin tôt... Hors je lui avais dit une fois précédente de s'arranger pour être suffisamment en forme et se coucher plus tôt la veille de nos entrevues. Je lui demande quelle était ma consigne, et il ne se souvient pas. Cela m'aggace davantage encore que le fait qu'il ne l'ait pas appliquée.
Je lui réclame sa main et lui pince la peau du dos de la main. Je le vois baisser la tête, encaisser la douleur. Je lui répète alors ma consigne et nous montons dans le métro.
Je suis de mauvaise humeur, contrariée par quelque chose lors de mon travail.
Je suis plus froide avec P qu'habituellement, je le sais, mais après tout, ça le change de Dune souriante et sympathique.
Lors de la correspondance, P est derrière moi, il me suit comme mon ombre. Il ne me double pas et est toujours à mes côtés, c'est très bien. Je le félicite.
Je lui dis que je ne me souviens plus si je lui en avais donné l'ordre ou juste pensé qu'il devait apprendre mon tél par coeur. Il me confirme que je lui ai bien dis et qu'il le sait. Il me le récite. Très bien.
C'est un point pratique, qui enlève les désagréments comme "j'ai changé de tél je n'avais plus votre numéro" ou "je n'avais plus de batterie" car il peut alors emprunter un portable...
Arrivés à l'immeuble, je lui confie ma veste, mes clés afin qu'il m'attende chez moi. Les mots ne sont pas nécessaires.
Il m'entend arriver et m'ouvre sans que j'ai à frapper, bonne chose.
Je lui indique le sol d'un claquement de doigts, il me demande s'il peut retirer ses chaussures, j'autorise. Il s'agenouille et me déchausse. Il s'est entraîné chez lui et a tenu jusque 3 minutes. Là j'arrête vite son calvaire et l'autorise à s'asseoir un moment.
Pour m'occuper de mon fils, je m'agenouille au sol, puis dis à P de me rejoindre, à genoux face à moi, lui faisant remarquer que ça fait déjà quelques minutes que je suis dans cette position. Je veux le mettre en confiance, l'encourager, et lui montrer que je ne lui demande pas l'impossible.
Nous restons ainsi dans la même position, pour démarrer je le laisse libre de ses bras, de ses mains, je l'aide à se concentrer sur ce qui va bien, plutôt que sur la douleur qu'il me dit déjà ressentir.
Nous restons ainsi quelques minutes, cette fois je n'ai pas chronométré. Puis je lui dis de se relever, afin de rester à genoux légèrement plus longtemps que lui. Il se relève donc, mais avec douleur et lenteur, même si le mouvement est correct. J'attends un peu et me relève à mon tour, de façon fluide.
Regardant son pantalon, je lui demande de me montrer s'il m'a obéie. Il comprend tout de suite et baisse son pantalon. Il porte un boxer noir, très bien. J'en profite pour caresser ses fesses à travers le tissu, il les a légèrement rebondies, pas mal du tout. Chaque chose en son temps, je le laisse se rhabiller.
Je le serre contre moi et lui réclame un câlin, je lui explique pourquoi je suis de mauvaise humeur _ état qui passe, grâce à lui.
Je l'éloigne un peu et tout en lui parlant je défais les boutons de sa chemise. J'ai d'une part besoin de vérifier s'il est totalement à l'aise avec moi _ c'est bien, il me laisse faire sans tiquer, il est totalement disponible ; d'autre part ayant déjà remarqué quelques poils au niveau de l'ouverture de sa chemise et je souhaite vérifier son dégré de pilosité. Je déboutonne donc toute sa chemise en le regardant dans les yeux, puis j'observe son torse et...wouhaou! non seulement il n'a guère beaucoup de poils à part ceux que j'avais déjà aperçus, mais en plus sa peau est lisse, douce et bronzée. Je place mes mains de chaque côté de son corps afin de le ressentir. Vous connaissez l'effet kinder surprise? où on est déjà bien content en voyant le chocolat mais en plus on découvre qu'il y a aussi une surprise dedans....
Bref.
Sur ce je le reboutonne moi-même. Pourquoi moi-même me direz-vous? sûrement un plaisir de propriétaire qui observe ses lingots d'or et aime fermer scrupuleusement son coffre fort....
Puis je lui donne quelques consignes qu'il exécute.
Nous sortons récupérer mon fils aîné à l'école et filons à la voiture. Le but de l'après-midi est de la nettoyer. P s'en acquittera fort bien. J'aime le voir frotter les tâches avec application.
Une qualité que j'ai déjà dite mais que j'apprécie vraiment chez lui est qu'il ne cherche pas à faire "mieux" ou différemment que ce que je dis. Il ne se place jamais devant moi pour faire les choses à ma place. Il est là, prêt à répondre et à servir et obéit à mes consignes.
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Hier j'ai revu P. J'arrive sur le quai au moment ou le métro y est. Il suffit à P de me voir, il comprend que je veux monter de suite, il se dépêche. J'aime cela.
Petit trajet auquel on est maintenant habitués, il n'y a plus de gêne.
Je lui avais signalé que je le voulais en pantalon noir, la fois précédente, au lieu du jean qu'il portait. Je vois qu'il m'a écoutée et oébie. Très bien.
Pour les correspondances, je lui prends la main, ça me permet de l'avoir prêt de moi, et j'aime son contact.
Nous arrivons assez en avance chez moi, j'en profite pour profiter un peu de lui avant d'aller chercher mon fils cadet. Pour dominer comme il faut, j'ai besoin de connaître le soumis, de le connaître physiquement et de le ressentir. Aussi je le masse un peu, le jauge.
Je lui demande de me montrer ce qu'il porte sous son pantalon, il obéit tout de suite. Je lui précise que je souhaite que ce soit un boxer noir, et le laisse se rhabiller.
Je le mets à la vaisselle le temps que j'aille chercher mon petit.
Au retour, il lui reste juste les couverts, je lui dis d'arrêter et de me suivre, et truc dingue, il obéit. Pourquoi je dis "truc dingue"? car j'ai souvenir d'un soumis à qui j'avais du donner l'ordre de stopper plusieurs fois avant d'obtenir obéissance, sous prétexte "qu'il ne restait pas grand chose". Là avec P, je dis il fait, quel plaisir!
Je lui dis de me suivre et au salon, je claque des doigts en lui montrant le sol pour qu'il s'agenouille. Il a un léger temps de retard mais le fait. comme il faut.
Je m'assieds et lui tends mes pieds pour qu'il me déchausse. Je lui parle un peu et vois qu'il commence à souffrir de la position...j'avoue, ce moment là fut bon pour moi _ je ne peux m'empêcher de sourire en y repensant _ même si je ne l'ai pas fait durer longtemps, j'ai pris un malin plaisir de le voir ainsi souffrir dans cette position, pendant bien 20 secondes.
Je lui dis alors de s'allonger sur le dos, il s'exécute et _ comme je l'ai fait avec citou il y a quelques années _ je lui apprends la respiration abdominale. Je lui fais une petite séance de sophrologie pour lui apprendre à respirer, se concentrer et canaliser son énergie.
Cette respiration me paraît importante dans le contexte bdsm car elle permet de mieux respirer dans l'effort - et ainsi de se dépasser, et aussi bien souvent d'avoir mal sans se faire de mal.
Je lui dis qu'il doit s'entraîner, lui donne quelques conseils, comme ne pas viser trop haut mais avancer par étapes. Nous nous relevons, je dois me préparer pour aller chercher mon fils aîné, P propose de me rechausser, ce que j'accepte. Mais il s'est lancé un défi pas évident, j'ai des bottines souples, qui ne sont pas les premières chaussures que j'aurais choisies pour l'habituer à ce genre d'exercice. Il s'aperçoit de la difficulté mais ne s'y prend pas trop mal.
Après un court retour à la maison pour faire goûter mon fiston, nous nous rendons au marché. Il fait bon, les enfants sont de bonne humeur, je suis bien, il est bien et....le voilà 1 pas devant moi!
"P! que fais-tu devant?!" "oups, pardon Madame" dit-il en se reculant pour se replacer à mes côtés.
Tout l'art se situe là, savoir être soi, détendu, sans jamais oublier les règles.
