Dune

journal d'une dominatrice.

02 juillet 2009

contrat

Il y a en a qui signent des contrats d'appartenance.

Ces contrats n'ont, bien sûr, aucune valeur juridique. Cela attise juste davantage le fantasme, permet d'écrire noir sur blanc les règles d'une relation, ce qui la concrétise davantage.

Le contrat stipule les devoirs et les droits du soumis. Et les droits, et parfois les devoirs de la domina. Personnellement j'estime qu'il faut écrire droits et devoirs pour les deux parties, même si à devoirs de la domina on inscrit qu'elle n'en a aucun. Le mieux est de "tout stipuler" afin qu'il n'y ait aucun malentendu, car c'est justement à cela, entre autres, que sert le contrat.

Il comporte souvent des clauses de rupture de contrat, quoique certains ne conçoivent pas, au moment de la signature, que ça puisse arriver...
J'aimerais bien savoir si ces clauses de rupture de contrat sont respectées. Que se soit par l'une ou l'autre partie, quand on souhaite mettre fin à une relation BDSM il est rare qu'on continue alors à respecter un contrat signé, qui n'a de plus aucune valeur légale.

Le contrat BDSM est-il reconnu par le milieu? Un soumis, ou une domina, peut-il se faire afficher, étiqueter, comme n'ayant pas respecté les règles du contrat?
Il ne me semble pas. Dites moi si je me trompe.

Je suis pour un contrat, j'aime ce moment de la rédaction, de la signature, le côté symbolique et solennel qui s'en dégagent ; j'aime les règles établies. Mais j'estime qu'il ne faut pas le faire avec n'importe qui ni à n'importe quel moment ; la relation doit être déjà bien ancrée, le soumis doit avoir fait ses preuves. Il faut que la signature d'un contrat d'appartenance avec une Maîtresse soit perçu comme un immense honneur, et bien entendu soit consentant.

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26 juin 2009

sévère

Une des conclusions de ma réflexion et "remise en cause" (hou! que j'aime pas ce mot), c'est que je ne me suis pas assez montrée sous un jour sévère. En fait pas assez domina.

C'est le problème de l'expérience. A force de rencontrer, on s'adapte, on essaie de changer, et parfois, on tombe dans l'extrème opposé.
Je n'ai jamais été cette domina froide, rigide, glaciale que certains imaginent, et je ne souhaite pas l'être! Mais avant, je savais suciter le respect, la dévotion par quelques mots, par mon comportement... La préparation avant rencontre était aussi plus intéressante.
Mais d'une part, j'ai rencontré des soumis timides, certains tremblaient devant moi, il n'était alors pas possible de les faire parler, de les connaître. Pour contrer cela, je me suis adoucie, j'ai mis comme objectif de la première rencontre de mettre le soumis à l'aise, passant d'un extrême à l'autre, je me suis présentée en bonne copine : erreur. En quelque sorte j'ai fait du mécanique au lieu de faire du cas par cas.
D'autre part, concernant la préparation qui était plus poussée avant, j'ai été blasée, lassée. Fatiguée de ces gens qu'on prépare, qui intéressent et qu'on ne rencontre jamais, fatiguée de ces discours genre "veux réel rapide" ; je me suis alors mise plus ou moins par désillusion à faire de la "rencontre sauvage", sans préparer avant, sans presque faire de tri, voulant laisser leur chance même à ceux qui ne savent s'exprimer par écrit : erreur aussi. Si l'on n'obtient pas ce qu'on veut d'une personne à l'écrit, elle n'en donnera pas davantage au réel.

Ces deux erreurs, dont j'ai aujourd'hui conscience, sont à corriger. Je mets de l'espoir, comme à chaque début de relation, dans cette relation avec titi. Je corrige les erreurs, en redonnant sa part au virtuel. Un des avantages du virtuel est qu'on peut montrer sa nature, on peut être stricte dès le départ, il n'est pas gênant que le soumis tremble, on ne le voit pas, de toute façon il tremble un peu moins, il est seul face à son écran...
Je peux alors me montrer moi, Dune, dans toute ma splendeur.
A qui vivra, verra...

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24 juin 2009

titi, erreurs du début

J'aime. J'aime ce moment dans la domination virtuelle où je tiens les rênes, ce moment ou je suis pointilleuse, où je fais chaque remarque de façon cinglante.

Titi, car c'est ainsi que je l'appellerai, a fait des erreurs pour cette première suite. C'est normal, c'est la première. Il doit apprendre mes règles, apprendre ce que j'attends de lui, et y consentir. Il doit se laisser guider et s'offrir. Cela arrivera au fil des échanges, mais en attendant, j'aime faire ces remarques, le reprendre, pointer les défauts.

Je me sens reine, seule sur mon trône, tenant le sceptre du pouvoir...

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23 juin 2009

texte début

Premier échange de texte par mail. Déjà une remarque: il lui faut recommencer. J'écris ces textes à la 1ère et 2ème personne, j'en attendais de même de lui, or je reçois un texte rédigé à la 3ème personne. Je lui ai donc dit de refaire.
La domination virtuelle par textes peut se lancer quand on imagine, quand on se laisse aller au récit, quand le récit permet de ressentir les émotions alors décrites. Ecrit à la 3ème personne, on se place en spectateur, on n'imagine plus ce qu'on ressent dans telle ou telle autre situation, mais ce qui arrive à un autre.

je ne veux pas de ce recul, je veux de lui une entière implication, que ses erreurs et ses progrès puissent être les siens, et pas ceux d'un personnage autre.

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18 juin 2009

décision

Après une longue réflexion, accompagnée d'une réelle envie de dominer, j'ai décidé de reprendre, pendant une période, la domination virtuelle.

Attention, ne vous y trompez pas, je ne domine ni par cam, ni avec des ordres. Vous connaissez mes talents d'écrivain, et bien je scénarise. J'écris un scénario et le soumis le continue, ainsi de suite.

Ce procédé me permet de connaître les fantasmes du soumis, de lui inculquer ce que j'attends de lui, ainsi que quelques réflexes. Cette pratique réclame du sérieux, de la rigueur...

Un contact virtuel depuis quelques temps, qui écrit plutôt pas mal va être ma cible. Il n'est pas en Ile-de-France mais devrait avoir à s'y déplacer d'ici les prochains mois. Cela me laisse le temps de le former par ce biais avant de le rencontrer...

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12 juin 2009

homme-femme

Bon ok, j'ai déjà fait vers le début de ce blog un article là-dessus, mais pendant ma recherche de larbin, beaucoup m'ont répondu vouloir être "ma bonniche".
?????!!!!!!! Qu'est-ce que c'est que ça? Je dis chercher un homme de ménage, un larbin, on me répond femme de ménage, soubrette, bonniche.

Un homme ne peut-il pas faire le ménage en tant qu'homme? Ne peut-il servir et rester homme? C'est d'autant plus effrayant quand on sait que la plupart se disent gynarchistes. Donc, ils veulent être au service de la Femme, mais en tant que femme... je sais pas vous, mais moi pas bien comprendre.

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09 juin 2009

massage

Un massage! je rêve d'un massage!
Ne serait-ce qu'un massage des pieds dans un premier temps. J'aime rester inaccessible.
Pour un massage des pieds on pense soumis, on pense fétichiste, mais un fétichiste peut-il se contenter de masser ou doit-il obligatoirement lécher? perso je ne suis pas pour les léchouilles, beurk.
Mais un moment de détente, accordé, gratuitement, sans attente autre que celle de donner du plaisir à la domina et rester à son service, voilà ce que je veux, un homme qui pense ainsi. Qui soit capable de recevoir à travers ce qu'il donne.

Je ne demande rien d'extraordinaire, je masse moi-même et je sais le plaisir qu'on peut tirer de faire du bien, tout simplement.
Le B-A-BA du soumis n'est-il pas de servir?

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04 juin 2009

phase d'observation

Je suis dans une période calme. Ayant un emploi du temps bien chargé, je ne suis pas en recherche active. Je laisse faire les choses, j'observe, pour éventuellement m'adapter ensuite.

Remise en question... oui et non. Il est nécessaire de faire le point après chaque fin, de voir ce qui a été et ce qui ne va pas. En revanche il y a des choses que je ne souhaite pas changer : je ne souhaite pas de rapport sexuel avec mes soumis, mon fils passe toujours avant tout.
Les points principaux qui ressortent de mes réflexions sont que je me dois sans doute d'être plus ferme dès le départ, et de mieux cibler ma proie.

Pendant un temps d'observation, quand on est en ouverture pour un candidat potentiel, c'est un peu comme un célibataire, on a l'impression que tout le monde est accessible et on se sent vite motivé par plein de personnes.
Mais quand on souhaite passer au réel, beaucoup de candidats disparaissent, ou il s'avère qu'ils ne sont pas aussi dispo qu'ils l'ont dit au départ, bref on déchante.

J'aime ce moment où on croit que le monde est à nous, où, comme disent les soumis, on n'a qu'à se baisser pour ramasser un soumis. Il dure peu, d'autant plus que je connais la réalité, mais il est agréable et permet de garder une motivation pour continuer la recherche.

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28 mai 2009

douleur

Je me suis penchée sur le sujet du masochisme. Quand, à mes débuts, j'ai appris l'existence du BDSM, je me suis interrogée sur les motivations de chacun, y compris des masos.
Je comprends le plaisir via la douleur et l'ai fait connaître à plus d'un homme.

C'est une chose sympa, intéressante, que de démontrer à une personne qui se déclare pas maso, voir douillette, qu'elle peut vouloir, réclamer, le coup suivant.

De plus, lors de séances SM, il y a ce plaisir d'aller plus loin ; pour la domina d'emmener son soumis plus loin encore et pour lui, de se dépasser, de satisfaire sa domina.
L'esprit a une force immense, il est impressionnant de voir le pouvoir de la pensée, de la concentration, sur le corps.

C'est la question que je me pose ici : quand la relation DS est profondément installée, le soumis peut vouloir se dépasser. S'il a eu un entraînement de sa Maitresse progressif et bien pensé, il a des capacités de résistance assez hautes.
Quel est le danger? Dans ce cas un safe word peut ne pas suffire, le soumis résistant à la tentation de l'employer. Il faut alors une domina connaisseuse dans les limites du corps humain, connaisseuse de son soumis ; elle doit être capable de juger elle-même ce qu'il peut subir ou non.

Le SM est fortement une relation de connaissance et de confiance.

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26 mai 2009

gigi

Je vais vous parler d'un ancien soumis que j'ai eu pendant 4 mois. Je l'avais appelé gigi.

C'est un produit dont je suis assez fière. Au départ, déjà, il ne s'assumait pas. Je lui ai appris à accepter sa condition, à assumer ses aspiration et vivre en accord avec lui-même.

Les soumis ont parfois tendance à imposer leurs souhaits aux dominas qu'ils ont ; c'était son cas. Je lui ai appris à ne pas être en attente que je fasse telle ou telle chose, mais à jouir de l'instant présent, de ma présence, à être disponible et prêt à servir. Il a su trouver le plaisir de chaque instant et notre relation s'en ai trouvé bien plus vraie et approfondie. Parfois, je le rejoignais chez lui le midi (j'avais ses clés), il m'avait préparé un repas et me faisait le service. Il avait rangé son appart et soigné sa tenue pour mon arrivée, il était attentif à mes souhaits, à mes mots, à mes gestes.

Je savais, en récompense lui donner ce qu'il souhaitait, les pratiques attendues, mais j'aimais et lui aussi que ce soit à mon initiative, sur mon envie.

Je lui ai aussi appris, à lui qui se déclarait maso à craindre la punition et tout faire pour l'éviter.

Il tenait un blog sur notre relation, je regrette qu'il l'est supprimé quand ça s'est fini.

Vous me direz, pourquoi y a-t-il eu fin?
Cela a été à mon initiative. Il évoluait bien, il était intéressant, mais un thème récurrent chez lui me déplaisait : il avait pour obsession le sexe. N'en ayant connu que peu durant sa vie (il avait moins de trente ans), il ne cessait d'en parler et semblait le reprocher à chaque femme. Bien que respectueux et pas en attente, j'ai fini par être agacée de ce sujet latent, ne voulant combler le "vide dont il se plaignait" et ai mis fin à la relation, lui souhaitant de trouver une compagne aimante et autoritaire.

gigi reste un bon souvenir. Il a été mon 3ème soumis long terme.

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