28 mai 2009
douleur
Je me suis penchée sur le sujet du masochisme. Quand, à mes débuts, j'ai appris l'existence du BDSM, je me suis interrogée sur les motivations de chacun, y compris des masos.
Je comprends le plaisir via la douleur et l'ai fait connaître à plus d'un homme.
C'est une chose sympa, intéressante, que de démontrer à une personne qui se déclare pas maso, voir douillette, qu'elle peut vouloir, réclamer, le coup suivant.
De plus, lors de séances SM, il y a ce plaisir d'aller plus loin ; pour la domina d'emmener son soumis plus loin encore et pour lui, de se dépasser, de satisfaire sa domina.
L'esprit a une force immense, il est impressionnant de voir le pouvoir de la pensée, de la concentration, sur le corps.
C'est la question que je me pose ici : quand la relation DS est profondément installée, le soumis peut vouloir se dépasser. S'il a eu un entraînement de sa Maitresse progressif et bien pensé, il a des capacités de résistance assez hautes.
Quel est le danger? Dans ce cas un safe word peut ne pas suffire, le soumis résistant à la tentation de l'employer. Il faut alors une domina connaisseuse dans les limites du corps humain, connaisseuse de son soumis ; elle doit être capable de juger elle-même ce qu'il peut subir ou non.
Le SM est fortement une relation de connaissance et de confiance.
26 mai 2009
gigi
Je vais vous parler d'un ancien soumis que j'ai eu pendant 4 mois. Je l'avais appelé gigi.
C'est un produit dont je suis assez fière. Au départ, déjà, il ne s'assumait pas. Je lui ai appris à accepter sa condition, à assumer ses aspiration et vivre en accord avec lui-même.
Les soumis ont parfois tendance à imposer leurs souhaits aux dominas qu'ils ont ; c'était son cas. Je lui ai appris à ne pas être en attente que je fasse telle ou telle chose, mais à jouir de l'instant présent, de ma présence, à être disponible et prêt à servir. Il a su trouver le plaisir de chaque instant et notre relation s'en ai trouvé bien plus vraie et approfondie. Parfois, je le rejoignais chez lui le midi (j'avais ses clés), il m'avait préparé un repas et me faisait le service. Il avait rangé son appart et soigné sa tenue pour mon arrivée, il était attentif à mes souhaits, à mes mots, à mes gestes.
Je savais, en récompense lui donner ce qu'il souhaitait, les pratiques attendues, mais j'aimais et lui aussi que ce soit à mon initiative, sur mon envie.
Je lui ai aussi appris, à lui qui se déclarait maso à craindre la punition et tout faire pour l'éviter.
Il tenait un blog sur notre relation, je regrette qu'il l'est supprimé quand ça s'est fini.
Vous me direz, pourquoi y a-t-il eu fin?
Cela a été à mon initiative. Il évoluait bien, il était intéressant, mais un thème récurrent chez lui me déplaisait : il avait pour obsession le sexe. N'en ayant connu que peu durant sa vie (il avait moins de trente ans), il ne cessait d'en parler et semblait le reprocher à chaque femme. Bien que respectueux et pas en attente, j'ai fini par être agacée de ce sujet latent, ne voulant combler le "vide dont il se plaignait" et ai mis fin à la relation, lui souhaitant de trouver une compagne aimante et autoritaire.
gigi reste un bon souvenir. Il a été mon 3ème soumis long terme.
13 mai 2009
remise en question
C'est amusant, je voulais faire un message titré ainsi, et vous faire part de mes questions, de mes doutes, et juste avant d'écrire mon article (quoiqu'il l'était déjà dans ma tête depuis plusieurs jours), je consulte les commentaires et tombe sur les questions de slavius, questions tout à fait légitimes auxquelles je vais essayer de répondre dans cet article.
En effet, slavius, nous nous sommes rencontrés alors que mon fils était né. A partir de là aucune pratique physique n'était à envisager. Mais n'oublie pas, relis le début de ce blog s'il le faut, que j'ai dominé physiquement avant sa naissance, et même encore pendant ma grossesse. La domination sans pratique physique n'est que récente (depuis 1 ans), et me demande d'ailleurs de m'adapter.
Cela ne m'a pas posé grand problème car ça a toujours été l'aspect cérébral de la domination qui me plaît le plus. Mais il est vrai que arrivée à un certain stade dans la relation, je suis un peu frustrée de ne pouvoir passer à ce côté physique qui apporte aussi à la relation _ voir notamment les fois où je voyais vlack à part dans le RER.
Ensuite, il y a mon fils. Certes. Je comprends que sa présence puisse gêner, bloquer le soumis, empêcher l'abandon du soumis.
Alors que faire? De mon côté il est hors de question que je confie mon fils pour m'adonner à mes pratiques, je ne serais pas en accord avec mon rôle de mère.
Au départ j'ai envisagé de rencontrer en sa présence jusqu'à ce qu'il entre à la maternelle ; alors, les horaires de l'école et les miennes, me permettront d'avoir un bon moment de libre pour le BDSM.
Maintenant, je me rend mieux compte, aussi avec le message de slavius, que cela "pose problème".
Je n'envisage pas d'arrêter d'être domina pendant ce temps, donc que faire?
J'ai pensé, je pense vaguement à reprendre une relation virtuelle, via les mails, comme je le faisais à mes débuts. Cela me permettrait d'éduquer le soumis, qui serait plus ou moins formé lors du passage au réel. D'un autre côté, je n'ai pas de temps à la maison pour aller sur l'ordi, et taper de longs mails au boulot n'est pas toujours chose évidente (pour exemple ça fait 45min que j'ai commencé cet article).
Je suis donc dans cette phase où on ne sait pas, on se pose des questions...
Je vous ferai part du reste de mon questionnement dans un prochain article.
D'ici là si vous avez des commentaires à faire sur cette première partie, n'hésitez pas.
croissant-décroissant
Juste une question, toute bête, mais pour laquelle je sollicite votre avis:
Préférez-vous que le blog soit comme actuellement: en ordre décroissant, c-a-d le message le plus récent en page d'accueil ; ou serait-il préférable, notamment pour les nouveaux visiteurs qu'il soit en ordre croissant, c-a-d le premier message en page d'accueil ?
J'attends vos réponses via les commentaires et en tiendrai compte.
11 mai 2009
vlack ... suite et fin
Vous me direz qu'il n'y a pas eu grand chose de nouveau sur vlack ces derniers temps. Comme je vous l'avais dit, il a été malade, nous avons donc du nous tenir éloignés le temps de sa guérison.
Au début, le contact virtuel a permis de maintenir cette relation. Mais très vite j'ai changé de travail, j'ai donc été en formation, et là pendant un peu plus d'une semaine le contact virtuel a été coupé.
Après ça, plus de nouvelles, et je dois dire que vlack ne m'a pas manqué.
Je n'ai eu que de vagues pensées pour lui, en passant, à l'occas. J'avoue avoir plus d'affection dans mes pensées pour tvnhmina, que je vois pourtant avec moins de régularité.
Je lui ai envoyé un mail, pour comprendre son silence. Pas eu de réponse.
J'ai donc essayé de le contacter par téléphone, car s'il souhaitait finir notre relation, je voulais que ce soit dit. Je déteste les gens qui disparaissent sans rien dire, sans donner de raison. Je trouve ça lâche.
Vu le peu de manque que j'avais de lui, je pensais bien finir cette relation, mais de mon côté je voulais faire les choses clairement.
Ce matin, j'ai eu un mail de sa part, oh surprise! enfin! Il m'explique avoir crashé son ordi etc... en effet ce sont des choses qui arrivent, je peux comprendre que ça nous ai tenus éloignés (quoique) ; de plus, son travail lui demande davantage de temps, ça j'ai l'habitude...rire jaune.
Mais aussi et surtout, il m'avoue ne pas être satisfait de notre relation et la considère frustrante et sans avenir.
Je lui demande, par curiosité, où se situe précisément la frustration qu'il ressent, et accepte son départ.